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« Vivaces est une traversée : des lieux, des corps, des frontières entre les règnes. Sandra de Vivies y déploie une langue sensorielle, sensuelle, une langue à l’image de la mémoire d’une de ces femmes qui peuplent le recueil : eidétique, faite d’images, de sons, de sensations qui percent la carapace des mots pour parvenir au souffle qui anime toute chose. La matière du texte y est celle de la peau – qu’elle soit animale ou végétale, et les récits sont photosensibles (du sous-titre de l’ouvrage) : l’écrit se mêle à la photographie, constituant une géographie complexe et sauvage, celle du vivant sous toutes ses formes, intrication fondamentale remarquablement transcrite par l’autrice. Il y a la violence en toile de fond, celle des humains (des hommes) qui s’immisce dans le décor jusqu’à se coule[r] dans les plis des montagnes. C’est bien pour cela que, dans chacune des histoires qui peuplent Vivaces, se déploie la possibilité de s’affranchir de tout ce qui fait système – préférant, à l’ordre des avenues pavées, les circuits sinueux que construisent les plantes sous la terre. »

Louise Van Brabant - Librairie Le Comptoir du livre

« Les métamorphoses qui mènent à la fusion des corps, de l’espace et des arts, sont aussi affaire de mémoire, de souvenirs, de traces (...)

Ces ensembles de photographies et de récits, parfois même d’épigraphes,

de photographies et de récits, ne sont qu’apparemment autonomes. 

Vivaces n’étant que l’inlassable répétition d’une même quête d’absolu où tout questionne et se répond. »

Camille Tonelli - Le Carnet et les Instants

« Sandra de Vivies observe le vivant, elle l’extrait, l’arrache, le poétise, le cartographie. Elle tisse et relie ses mots textiles dans une chimie impeccable (...) Dans Vivaces, il y a des mots, des passerelles, des érosions d’images ou de mots. Les phrases de Sandra de Vivies guettent les frémissements, les tremblements, elles les captent avec grâce, ses mots sont des yeux : ils définissent, ajustent et réalisent. La lumière et les phosphènes sont couchés sur le papier, puis ils serpentent au fil d’une narration unique, éclatée et consistante, où les couleurs sont uniques parce qu’elles disent le réel, le monde et ses images. »
Marie Chartres - Librairie À livre ouvert / Le Rat Conteur

« camera obscura propose une entrée en matière qui cherche à préserver l’inconnu et son pouvoir fécondant sur l’imagination, l’occasion de découvrir un style, mais surtout un regard, qui, dans la banalité, arrive à trouver l’originalité (...) un écho de sens aux problématiques de notre époque, à la fois écologiques, mais aussi sociales. » 

Thibault Mareschal - Karoo

« Si chaque récit est viable individuellement, l’ensemble fonctionne en strates poreuses, une perméabilité qu’il est bon d’exploiter si l’on est en quête d’unité. Ce qui semble traverser le recueil comme une évidence, c’est d’abord la notion de rencontre, voire de dialogue entre les époques et les lieux, entre l’écrit et l’image, entre ce qui surgit et résiste, entre ce qui s’efface et se déplace. Ce qui émerge ensuite c’est la part dédiée à l’expérience sensible avec des marqueurs forts : corps, territoires, paysages, éprouvés physiquement par des notions de possession, de déplacement, d’effacement ou de métamorphose. »

Oxyne Vercammen - Bibliothèque d’Auderghem

« Les récits et les photographies sont très organiques — paysages, végétaux — ou cherchent intensément la vie dans les anfractuosités de la mémoire en cours de pétrification. C’est lumineux souvent, d’une lumière blanchie par un ciel de nuages, ou bien entre chien et loup (quand selon l’humeur, on se sent encore dans le jour ou déjà dans la nuit). » 

Philippe Marczewski

« Rien n’est dit et pourtant tout se ressent. Les dédales des rues, le labyrinthe des mots, la sujétion du noir et blanc. (...) La poésie s’infiltre partout. »
Sabine Faulmeyer - Le petit carré jaune